Les allergies sont de retour

Le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a mis à jour son bulletin allergo pollinique ce 28 Février dernier. Grace aux giboulées de mars qui traverseront le pays d’ouest en est, les allergiques auront un peu de répit. Ces giboulées sont des averses associées à du vent, et parfois accompagnées de grêlons ou de flocon de neige, durant lesquelles les pollens sont plaqués au sol. Cependant, attention aux éclaircies entre deux giboulées, qui entraineront une forte concentration de pollens dans l’air. Que savoir et que faire en cas d’allergie ?

 

Quels sont les arbres dont il faut se méfier cette année ?

Sur tout le territoire, les pollens d’aulne seront bien présents avec un risque allergique faible à moyen en fonction des départements. Les pollens de frêne sont en augmentation mais pour le moment reste de niveau faible, des possibles modifications de concentrations sont à prévoir en fonction du temps.

Dans le Vaucluse, les Bouches du Rhône et le Gard, les pollens des peupliers pourront atteindre le niveau moyen.

Dans le sud-est du pays, les cyprès sont les plus allergisants avec un risque allergique de niveau très élevé.

 

Quels sont les signes d’une allergie aux pollens ?

Le pollen libère des protéines quand il est en contact avec les muqueuses (nez, yeux, bouche). En présence de ce corps étranger, le corps humain libère de l’histamine pour le combattre. C’est cette libération d’histamine qui va entrainer les signes d’une allergie aux pollens. Les signes se manifestent par une conjonctivite allergique (œil rouge, œdème des paupières, démangeaisons…) et/ou par des symptômes respiratoires (nez qui coule, se bouche ou démange, éternuements, brûlure de la gorge…). La réaction allergique peut aller jusqu’à la crise d’asthme, dont les signes cliniques sont une diminution du souffle, des sifflements bronchiques, ainsi qu’une toux persistante souvent nocturne.

 

Que faire pour éviter ou réduire une réaction allergique ?

Voici quelques petits conseils pour les allergiques. Consulter votre médecin ou un allergologue dès les premiers symptômes. Pour les gestes du quotidien, rincer vos cheveux le soir avant d’aller vous coucher pour éliminer les allergènes, aérer les pièces de la maison et surtout la chambre pendant au moins 10 min par jour, préférer faire sécher votre linge à l’intérieur pour éviter que les pollens ne se collent aux vêtements, garder les vitres fermées lorsque vous êtes en voiture, faire du sport à l’intérieur de la maison ou dans une salle de sport pour éviter la surexposition aux pollens, et éviter les zones polluées et la fumée de tabac qui augmentent l’irritation de la muqueuse respiratoire.

 

Quels sont les traitements efficaces pour réduire les symptômes ?

Se rincer les yeux au sérum physiologique et le nez avec des sprays à base d’eau de mer de façon quotidienne permet de limiter le contact des pollens sur les muqueuses. Les antihistaminiques permettront de diminuer les symptômes nasaux et oculaires. Certaines molécules comme la cétirizine ou la loratadine sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Si cela ne suffit pas, veillez à consulter votre médecin, celui-ci vous prescrira d’autres classes médicamenteuses délivrées uniquement sur ordonnance.

Si les traitements sont insuffisants ou mal tolérés, vous pourrez avoir recours à l’immunothérapie allergénique. Ce traitement est prescrit uniquement par un allergologue. Pour les allergies saisonnières, il sera pris de façon discontinue (quelques mois dans l’année).

Vous pouvez suivre les alertes polliniques via l’application « alerte polliniques » ou sur le site du RNSA.

Source :

https://www.stallergenesgreer.fr/

https://www.pollens.fr/

Dr Elodie Duquenne